Si le Golfe du Morbihan évoque la mer avec toute la puissance de ses courants et la magnificence de ses paysages d’îlots, il est plus difficile d’y associer la vision de gros chalutiers ou de fileyeurs hauturiers : les bateaux de pêche y sont modestes, à la mesure des rades abris leur servant de point d’ancrage.
Inutile de chercher le port de pêche : il n’y en a pas. Les bateaux sont dispersés dans l’archipel des 40 îlots, et chaque cale ou jetée de vieille maçonnerie constitue un havre potentiel pour ces petites unités, un peu perdues, reconnaissons le, dans la foule des bateaux de loisirs.
Les pêcheurs y travaillent de façon tout aussi discrète, alternant au fil des saisons les pratiques de petite pêche dans ce qu’elles ont de plus variées : casiers à seiches ou à crevettes, tamis à civelles, dragues à palourdes, filets à rougets…
On y pêche à la ligne bien sûr, mais rarement de façon exclusive, et jamais avec une seule technique. Bien au contraire, nos pêcheurs y sont de véritables spécialistes de la polyvalence, et alternent, en fonction des lieux de pêche, techniques de dérive ou de mouillage, pêche au leurre artificiel ou à l’appât vivant, lignes vives ou palangres dormantes. Le résultat en est une pêche variée, riche en couleur, et dans le panier se côtoient bars dorades et rougets, crevettes ou étrilles et coquillages, pour le plus grand bonheur des gastronomes et des restaurateurs locaux.




