La rade de Brest est tout simplement majestueuse. Vaste mer intérieure, elle s’étend sur près de
On se serait attendu, dans ce secteur préservé des houles du grand large, à rencontrer des eaux mornes et tristes : il n’en est rien, et la rade figure au contraire parmi les hauts lieux de l’activité biologique des mers bretonnes. L’anse de Bertheaume,
Il est vrai que la rade, animée d’une courantologie puissante et complexe, est alimentée en eaux fortement chargées en nutriments par les estuaires de l’Elorn et de l’Aulne. A la confluence des eaux douces et marines se mettent en place des chaînes alimentaires d’une grande richesse, et les poissons du grand large n’hésitent pas à mener des incursions jusque dans ces eaux continentales.
Ainsi l’anchois, ce petit pélagique qui d’ordinaire ne dépasse guère dans sa migration la pointe sud de la Bretagne, n’hésite pas à parcourir quelques centaines de kilomètres supplémentaires pour venir chercher dans l’estuaire de l’Aulne une manne nourricière, et probablement les conditions d’une reproduction réussie.
Pour confirmer la richesse de l’endroit, quelques requins émissoles dont les plus beaux spécimens dépassent les
Les ligneurs de la rade de Brest sont pêcheurs de bar et de dorade grise, et répartis sur l’ensemble de la rade, ils bénéficient globalement de conditions de navigation hivernale que bien des pêcheurs leur envient. Cela n’enlève rien à leur mérite, car pratiquer la pêche dans la rade de Brest réclame une connaissance des fonds et des courants que seule une longue pratique permet d’appréhender correctement.




