La Pêche à la traine



Une tresse, un plomb, quelques leurres souples,
il n’en faut pas plus au ligneur pour gagner sa vie.

C’est l'une des techniques de ligne les plus employées. Elle réclame doigté et finesse : la ligne est constituée d’une maîtresse d’assez forte section, souvent en tresse. Cette maîtresse porte dans sa partie terminale un plomb  qui peut atteindre 6 kg dans les conditions les plus extrêmes. Légèrement au dessus du plomb est montée en dérivation une ligne fine qui s’étire sur plusieurs mètres. Constituée d’un fil fin en nylon,  elle porte, sur de courtes dérivations, un ensemble de leurres espacés chacun de une ou deux brasses.

Le bateau reste en mouvement, et le pêcheur cale son régime moteur de façon à garder une vitesse de 2 à 3 nœuds. Le pêcheur doit garder le contact avec le fond, et régulièrement il sonde, en laissant filer le plomb jusqu’au fond, pour ne reprendre de fil que le nécessaire pour parer au risque de croche.

Seul concession au modernisme, un vire-lignes hydraulique ou électrique équipe certains bateaux, et limite considérablement l’effort au virage de la ligne maîtresse. Arrivé à la ligne fine, le pêcheur reprendra  la main et halera les poissons un à un à la force du poignet.

Cette technique reste très tr ad itionnelle dans sa pratique, et il est fort probable que nos lointains aïeux  utilisaient les mêmes artifices. Seuls les leurres ont changé, et s’il s’agit parfois encore de leurres naturels, nos pêcheurs utilisent le plus souvent de savantes imitations, leurres souples en latex et polyéthylène.


Le vire-lignes hydraulique soulage considérablement lorsqu’il faut virer 5 ou 6 kg de plomb par 80 mètres de fond.

La panoplie des leurres synthétiques est grande, et le pêcheur n’a que l’embarras du choix.

Nous pratiquons cette technique :


Association des Ligneurs de la Pointe de Bretagne - Port de Pêche - 29770 Audierne - www.pointe-de-bretagne.fr
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