La Pêche au mouillage



2 grappins, un bout de chaîne, 2 ou 3 mètres de câbles et quelques brasses d’aussière : il n’en faudra pas moins pour tenir au mouillage par mer formée.

La seule pêche à la ligne qui s’opère bateau immobilisé : une bonne ancre, quelques dizaines de mètres de filin, et voilà notre bateau fixé le temps d’une cession de pêche. A l’arrière du bateau, une ligne est filée, plus ou moins lestée en fonction du courant.

La qualité de l’appât est essentielle, car dans cette technique de pêche, ce n’est pas le pêcheur qui va vers le poisson, mais bien le poisson, qui doit venir au pêcheur. Il faudra pour cela les effluves exceptionnels que diffuseront crabes « mou », lançons, ou sardines distribués en abondance.

Les pêcheurs de dorade rose utilise ainsi plusieurs milliers de sardines  dans une saison de pêche, et paradoxalement, n’en utilisent que la tête et les entrailles, car seule cette partie du corps saura faire parcourir à la belle la distance la séparant du pêcheur.

De manière surprenante, cette technique de pêche est très éprouvante pour le pêcheur. En effet, dès la mer formée, les mouvements du bateau sont brusques et imprévisibles. Le mouvement lié à la houle est en effet suivi d’un mouvement de rappel, la ligne de mouillage fonctionnant comme un ressort qui se tend. Si vous devez un jour revendiquer le statut de passager pour une sortie en mer  de quelques heures sur un « doradier », assurez-vous d’avoir l’estomac bien accroché.


Les vireurs électriques ou hydrauliques tendent à remplacer progressivement les dévidoirs manuels.

Ce joli pagre s’est laissé séduire par une sardine aux arômes enivrants.

Nous pratiquons cette technique :


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