Littéralement « canard » en breton pour Houat, et « caneton » pour Hoedic, nous y verrions plutôt deux sœurs jumelles, la première un peu revêche à la chevelure hirsute de falaises abruptes entrecoupées de criques inaccessibles, l’autre plus douce aux contours arrondi d’île raffinée.
Avec un peu plus de 300 habitants sur Houat, et une bonne centaine sur Houëdic, la population reste modeste, mais résolument tournée vers la mer : pas moins d’une cinquantaine d’unités de pêche y sont encore exploitées et la pratique des casiers, filets, lignes et palangres n’a de secret pour personne.
L’obligation de rapatrier les poissons chaque jour sur le continent est certes une contrainte, mais sur l’île, la vie s’organise au rythme des rotations de navette avec le continent : si tôt pêchés, si tôt expédiés, il faut à tout prix mettre à profit la proximité des lieux de pêche et de l’extrême fraîcheur des poissons pêchés à l’unité.
Les pêcheurs de Quiberon de

